dimanche 29 janvier 2017

"La ballade de l'enfant gris" Baptiste Beaulieu

Oui, je sais, on va encore me dire que je suis une groupie. Ok, j'assume à fond ! Mais, je suis la groupie d'un homme humain, qui écrit exceptionnellement bien, qui a de chouettes valeurs, bref, c'est sain tout cela.

Je vous en ai déjà parlé. J'aimerais le rencontrer à nouveau pour une petite interview. Mais il est tellement pris.

Et oui, vous avez reconnu Baptiste Beaulieu. Et aujourd'hui, je vous propose de vous faire découvrir son dernier livre, "La ballade de l'enfant gris", une pure merveille.

En vidéo, ici (il faut cliquer sur l'image pour voir et écouter) :

 
 
Et pour les personnes qui préfèrent lire (ou qui ne peuvent pas écouter), le texte, c'est en dessous du logo de La Muse.
 
La Muse, admirative
 
 

« La ballade de l’enfant gris » Baptiste Beaulieu. Mazarine

Je suis allée EXPRES au salon d’Attignat pour rencontrer Baptiste Beaulieu, mais je vous en ai déjà parlé (pour ceux qui ont tout loupé, c’est ici).

Et, bien évidemment, en groupie que je suis, j’ai acheté son dernier livre « La ballade de l’enfant gris ». Je vais vous dire : quand je l’ai acheté, je ne savais pas de quoi il parlait, je l’ai acheté comme une groupie…. Et j’ai bien fait !!!

C’est un livre merveilleux.

L’histoire est celle de Jo’, jeune interne en pédiatrie. Tout lui sourit. Tout va bien. Il est heureux. Et c’est aussi l’histoire de No’, un petit garçon de 7 ans, atteint d’un mal incurable. C’est l’histoire de sa maman, Maria,, qui vient voir son fils à l’hôpital, mais qui ne reste pas. Pourquoi ? 

Alors, Jo’ va essayer de comprendre. Va se rendre à Rome, puis à Jérusalem. Pour une fin que personne ne devinera. Parce qu’il s’est passé quelque chose entre la mère et l’enfant, avant qu’il ne meure, lui, l’enfant gris.

Toute cette histoire va tourner autour de « la déchirure ». Avant, et après. La chambre 33, la recherche de cette mère, pourquoi, mais pourquoi ?

Ce roman est tout d’abord un merveilleux roman, dont on ne se doute absolument pas de la fin, c’est aussi un magnifique hommage à tous les « enfants gris », mais aussi un hommage à toutes ces mères, qui ne peuvent pas, qui n’y arrivent pas, et que la société condamne. Pourquoi ? De quel droit ?

Baptiste Beaulieu a voyagé dans sa jeunesse (il n’est pas si vieux !!!). Il est allé lui aussi à Rome et à Jérusalem. Jusqu’où a-t-il laissé une part de lui-même dans ce roman magnifique ?

L’exploit qu’il a réussi à apporter est de distiller des photographies , des photographies où on aperçoit l’enfant gris … L’aperçoit-on ? En tournant les photos, peut-être …

Le livre a commencé à être écrit en 2013, à Rome, puis en Israël. Des lieux, des personnes existent, même si ce n’est qu’un roman, c’est un hymne poignant que Baptiste Beaulieu, médecin humaniste, nous délivre. Il tient à la vie, il croit aux peuples, et pour la lutte pour l’amitié entre eux.

Baptiste Beaulieu a souhaité mettre en évidence ces mères qui souffrent à la naissance de leur enfant, ces mères qui par amour abandonnent leurs enfants. Il est ainsi parti à Rome, puis à Jérusalem pour retrouver un peu de verticalité dans la vie.

En 2013 : Remise de sa thèse sur la réconciliation entre les soignants et les souffrants. C’est étonnant, cela ne m’étonne pas !