lundi 22 janvier 2018

"Maman et ses cheveux de soie" de Régine Raymond & Irène Carle. Nats Editions.

Maman et ses cheveux de soie.

Régine Raymond. Irène Carle.
Nats Editions.
 
L’histoire : c’est l’histoire de Sophie. La petite fille aime peigner les magnifiques cheveux de soie de Sa Maman. Mais, un jour, elle remarque qu’elle est fatiguée, épuisée. Et que, depuis peu, elle met également des jolis foulards, de toutes les couleurs. Le préféré de Sophie ? Le rouge.

Mais Maman, contrairement à avant, ne veut plus que Sophie lui brosse les cheveux. Elle claque la porte. Elle va dans la salle de bain. Elle est triste. Et Sophie aperçoit les cheveux de sa maman. Courts. Très courts. Elle est triste comme sa maman. Et elle demande à son Papa.

Un jour, elle va prendre une grande décision… qui va emplir de fierté ses parents.


Ce que La Muse en pense :
Ohhh, quel bel album. Tout doucement, on comprend que la maman de Sophie est malade, et, ne cachons pas les mots, atteinte d’un cancer. Soignée par une chimiothérapie, pour guérir, elle perd ses cheveux, elle est fatiguée.
Les mots ne sont pas cachés. Ils sont dits, écrits. Ca, c’est bien, car il ne faut pas cacher les mots ou les douleurs aux enfants. Et dans cet album, les mots et les souffrances de Maman sont amenés d’une façon très douce, par l’enfant lui-même, par Sophie.
Mais ce n’est pas le plus beau. Le plus beau, c’est l’amour inconditionnel de cette petite fille pour sa maman et la façon dont il est retranscrit.
Ce livre est d’une beauté somptueuse. Il apprend à ne pas taire, à vivre avec, à vivre encore plus loin grâce à… Vous voyez ce que je veux dire ?

Le narrateur, c’est Sophie. La petite fille. Elle parle de sa maman, de ses craintes, de ce qu’elle ne comprend pas. Elle aime bien ses foulards, leurs couleurs, mais ne comprends pas certaines choses. Mais le jour où on va lui expliquer, où elle va comprendre, elle va agir, d’une manière finalement plus adulte que les adultes, avec énormément d’empathie et de belles choses, pour encore et toujours partager avec sa maman.

Au niveau des illustrations : je les aime énormément, elles sont magnifiques. Mais ce que j’adore, vraiment, c’est ce petit oiseau qui se promène sur pratiquement toutes les pages, symbole d’envol et d’espoir. Et aussi, j’adore, j’adore la fin, très positive et très drôle, avec son dessin final que je vous laisserai découvrir et qui est empli d’amour.

Un très bel album, que je supra-conseille, pour tous.



La Muse, enchantée 



Cette chronique est réalisée dans le cadre d'un service presse.