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samedi 17 février 2018

Théo à la recherche de Pégase. Merry Daurey. Malice Lambeaux.

Théo à la recherche de Pégase




Merry Daurey. Malice Zambaux.  
Nats Editions.

L’histoire : c’est l’histoire de Théo, un petit garçon à qui il arrive plein de malheurs. Tout est contre lui : à l’école, à la maison. Rien ne va. Alors, après s’être fait gronder, il va se coucher. Là, ce passionné d’astronomie va voir son placard briller ; à l’intérieur, ses planètes, dont Mercure, qui brille de mille feux et qui va l’entraîner vers une destination inconnue, hors de la Terre.
Théo n’a pas peur. Il va rencontrer Mercure (le Dieu), qui lui demandera de retrouver Pégase, avant que la sonde américaine ne prenne des photos compromettantes, puisque prouvant son absence.


Ce que La Muse en pense :

Cet album m’a tout d’abord attiré de par ses illustrations sublimes. Tout en nuances bleutées, elles sont très belles et douces, et comme j’ai beaucoup d’imagination et la tête dans les étoiles (un peu comme le héros du livre), j’ai foncé sur ce beau livre.

Les chapitres sont bien découpés, ni trop longs ni trop courts, juste ce qu’il faut pour que les enfants rêvent eux-aussi.

Théo, le héros, m’a énormément plu. D’abord parce qu’il est victime d’injustices, et, comme les enfants, je suis quelqu’un qui déteste ça. Ensuite, parce qu’il aime les planètes, les étoiles, et qu’il est rêveur. Enfin, parce que l’histoire va se résoudre grâce à lui, et c’est bien pour cela que Mercure l’a fait venir. Seul un enfant pouvait réussir cet exploit.

C’est un petit garçon mature, qui, même s’il a subi des injustices hors du commun (jusqu’à ses parents qui ne le croient pas) reviendra fier et avec une surprise de sa petite balade dans les planètes. C’est ce jeune garçon et lui seul qui va comprendre pourquoi Pégase se sent seule.

Dès la première lecture, j’ai vraiment aimé cette histoire. Puis, comme le petit héros, j’ai été victime d’une injustice. J’ai beau eu essayer d’expliquer, il était trop tard, le mal était fait. Mais, comme le petit héros, je suis revenue fière malgré ce que j’ai subi.

Ce très beau livre est à conseiller, non seulement pour ses magnifiques dessins, mais aussi pour sa très belle histoire, avec son petit héros autour des planètes, qui trouvera la solution alors que personne ne croit en lui.

C’est également un album qui permettra de comprendre que, même quand on est rejeté, l’Univers n’est pas contre nous : chaque enfant (et chaque adulte) a les ressources nécessaires pour affronter les mensonges et même la bêtise.

Ce que fait Théo. Ce que peut faire chaque enfant. Ce que peut faire chaque adulte.

Un très bel album, que je supra-conseille.



La Muse, la tête dans les étoiles



Cette chronique a été réalisée dans le cadre d'un service presse. 

lundi 22 janvier 2018

"Maman et ses cheveux de soie" de Régine Raymond & Irène Carle. Nats Editions.

Maman et ses cheveux de soie.

Régine Raymond. Irène Carle.
Nats Editions.
 
L’histoire : c’est l’histoire de Sophie. La petite fille aime peigner les magnifiques cheveux de soie de Sa Maman. Mais, un jour, elle remarque qu’elle est fatiguée, épuisée. Et que, depuis peu, elle met également des jolis foulards, de toutes les couleurs. Le préféré de Sophie ? Le rouge.

Mais Maman, contrairement à avant, ne veut plus que Sophie lui brosse les cheveux. Elle claque la porte. Elle va dans la salle de bain. Elle est triste. Et Sophie aperçoit les cheveux de sa maman. Courts. Très courts. Elle est triste comme sa maman. Et elle demande à son Papa.

Un jour, elle va prendre une grande décision… qui va emplir de fierté ses parents.


Ce que La Muse en pense :
Ohhh, quel bel album. Tout doucement, on comprend que la maman de Sophie est malade, et, ne cachons pas les mots, atteinte d’un cancer. Soignée par une chimiothérapie, pour guérir, elle perd ses cheveux, elle est fatiguée.
Les mots ne sont pas cachés. Ils sont dits, écrits. Ca, c’est bien, car il ne faut pas cacher les mots ou les douleurs aux enfants. Et dans cet album, les mots et les souffrances de Maman sont amenés d’une façon très douce, par l’enfant lui-même, par Sophie.
Mais ce n’est pas le plus beau. Le plus beau, c’est l’amour inconditionnel de cette petite fille pour sa maman et la façon dont il est retranscrit.
Ce livre est d’une beauté somptueuse. Il apprend à ne pas taire, à vivre avec, à vivre encore plus loin grâce à… Vous voyez ce que je veux dire ?

Le narrateur, c’est Sophie. La petite fille. Elle parle de sa maman, de ses craintes, de ce qu’elle ne comprend pas. Elle aime bien ses foulards, leurs couleurs, mais ne comprends pas certaines choses. Mais le jour où on va lui expliquer, où elle va comprendre, elle va agir, d’une manière finalement plus adulte que les adultes, avec énormément d’empathie et de belles choses, pour encore et toujours partager avec sa maman.

Au niveau des illustrations : je les aime énormément, elles sont magnifiques. Mais ce que j’adore, vraiment, c’est ce petit oiseau qui se promène sur pratiquement toutes les pages, symbole d’envol et d’espoir. Et aussi, j’adore, j’adore la fin, très positive et très drôle, avec son dessin final que je vous laisserai découvrir et qui est empli d’amour.

Un très bel album, que je supra-conseille, pour tous.



La Muse, enchantée 



Cette chronique est réalisée dans le cadre d'un service presse. 

samedi 14 octobre 2017

Chronique : Aristide de Merry Daurey. Illustrations Vay. Chez Nats Editions

Aristide

de Merry Daurey / Vay
chez Nats Editions


Voici un bien beau petit livre jeunesse que j’ai accepté en Service Presse (oui, parce que j’accepte si je veux - ou peux, et là, je voulais trop trop bien).

Attention, roulement de tambour et tout le tralala, mesdames et messieurs, jeunes gens, je vous présente … tadaaaa : Aristide :


De Merry Daurey illustrations Vay chez Nats Editions.


L’histoire ? C’est l’histoire d’un jeune prince, bien trop timide, qui se prénomme Aristide. Il est rêveur, et adore regarder les étoiles. Ses parents malheureusement disparus, c'est son oncle qui tient la régence du Royaume. En effet Aristide, trop timide, ne s’en sentait pas capable. Du coup, il se disait qu’il attendrait ses 18 ans pour être roi.
(Et ma foi, pourquoi pas ? C’est bien de regarder les étoiles).

Mais Aristide est bien trop naïf, et son oncle se révèle être un bien vilain personnage, qui rêve de supériorité et fait passer le jeune prince pour un moins que rien.

Heureusement, Marguerite, une jeune maraîchère amie, est là.

Et grâce à des expériences, ils vont réussir tous deux à sauver le royaume qu’on pensait perdu à cause du Régent.

Ce que la Muse en pense : Cette histoire est très belle, et pour une fois, change un peu des traditionnels contes où on retrouve "la-princesse-perdue-et-le-super-chevalier-qui-vient-à-son-secours". J’aime bien. En plus, Aristide est trop craquant, il ressemble un peu à la Muse, avec son côté rêveur, à regarder les étoiles.

Marguerite, qui a son âge, n’est pas dupe et comprend bien la situation.  

Les phrases sont bien tournées et les mots très bien choisis : « la mâchoire failli lui en tomber » , « le machiavélique Régent » … 

Les enfants liront avec grand plaisir ce livre, qui de surcroît, est magnifiquement illustré, avec des dessins couleurs et d’autres en noir et blanc.

La petite Marguerite, bien que jeune, va tout faire pour aider le Prince à retrouver son statut. 

J’apprécie beaucoup cette jeune fille qui n’hésite pas à se rebeller contre ce qu’elle trouve (et ce qui est) injuste (c'est mon côté "Muse-Sauveuse-du-Monde-après-Bruce-Willis").

Et puis, cette petite fille qui porte si bien son prénom, connait bien des secrets, qu’elle va partager avec Aristide, afin de l’aider à récupérer son royaume.

Les illustrations de Vay sont splendides, parfois en pleine double page, ce qui rend le texte encore plus prenant et doux. A un moment, le texte est carrément inséré dans les feuillages d’un arbre. Le rendu lors de la lecture (et même avant) est tout simplement magnifique.


Pour conclure : J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, car en plus de l’histoire, qui déjà est très belle et très drôle, il y a un apport scientifique, que les enfants comprendront sans peine tant les explications sont à leur portée. Ainsi, ils découvriront le microscope, l’alambic, mais pas que. D’expériences en expériences, les deux jeunes vont faire preuve d’une surprenante maturité et sauver non seulement la nature, mais aussi la population. Quant au Régent … la fin lui réservera une surprise assez cocasse pour le lecteur. 


Retrouvez l'interview de Vay sur le site de l'éditrice en cliquant ici



La Muse, Muse-Sauveuse-du-Monde-après-Bruce-Willis



Merci à Nats Editions.

Ce livre est chroniqué dans le cadre d’un Service Presse.